UNITED NATIONS HUMAN RIGHTS COUNCIL - 15th session

ORAL STATEMENT

Marangopoulos Foundation for Human Rights

Item 8. Follow-up and implementation of the Vienna Declaration and

Programme of Action

The effective application of paragraph 5, chapter I and paragraph 28, chapter II of the Vienna Declaration and Programme of Action

I refer to our written statement A/HRC/15/NGO/43. The Marangopoulos Foundation for Human Rights and others have already called attention to the adverse implications of Council resolution 12/21 which, contrary to obligations undertaken in the Vienna Declaration and Programme of action, aligned the Council in favour of a re-examination of the relation between traditional values and practices and human rights.

Laudable exceptions to this dangerous tendency, are the laws prohibiting the full-face veil in public places passed in France and Belgium; and placing certain restrictions on the practice in Morocco, Syria, Turkey and several other Muslim countries.

We regret that In June 2010 the Parliamentary Assembly of the Council of Europe declared its position against a general ban of full veiling.

Is the full-face veil religious attire? Neither the Koran nor any other religious work requires it. Nor does it comprise part of a religious ritual or manifestation as does the cassock worn by priests.

The covering of a woman's face is to deny her the ability to communicate her personality, rendering her in effect invisible. It is a grave violation of a human right -- equality for all without discrimination. In practice it violates: the right of the woman to freely develop her personality, the right to work outside the home, the right to choose one's spouse freely, the right to exercise political rights including running for public office, the right to good health, and the right of the child to an education directed to belief in equality of the sexes and equal respect for both parents.

We reaffirm the Vienna Declaration and Programme of Action as well as paragraph 230 (g) of the Bejing Platform for Action on the predominance of human rights over traditional values and practices. All traditions and laws imposing the full-face veil are contrary to the universality of human rights and should be abolished in every country in the world so as to render to every woman the visibility of her personality, her freedom and her equality.

September 28, 2010

UNITED NATIONS HUMAN RIGHTS COUNCIL - 14th session

ORAL STATEMENT

15 June 2010

Marangopoulos Foundation for Human Rights (MFHR)*

Inter-African Committee (IAC)*

Interfaith International*

International Alliance of Women (IAW)*

International Council of Women (ICW)*

International Educational Development, Inc. (IED)*

Item 8. Follow-up and implementation of the Vienna Declaration and

Programme of Action

Traditional values and practices versus women's rights

            I refer to the written statement A/HRC/14/NGO/52 of MFHR. We wish to remind the Council of the engagement States undertook in the Vienna Declaration to eradicate "any conflicts which may arise between the rights of women and the harmful effects of certain traditional or customary practices".

            We take note of Council resolution 12/21 on "Promoting human rights and fundamental freedoms through a better understanding of traditional values of human kind" in which it calls on the High Commissioner to convene in 2010 a workshop for an exchange of ideas on traditional values underpinning human rights norms and to present to the Council a summary of the discussions.

            But Mr. Chairman, advancing "traditional values" may have a certain negative effect on the campaign against such practices as sexual abuse of female children in the household, dowry-related violence and female genital mutilation.

           

            We call on the Council to:

  • Reconsider its Resolution 12/21 in order to avoid legitimizing, directly or indirectly, harmful traditional practices, and introducing cultural relativism;
  • Adopt a Resolution reminding States of their international obligations to address effectively all traditional practices resulting in violations of women's rights, making it crystal clear that traditional values may not be invoked to justify human rights violations and advancing only those values that are consistent with individual human rights law; and
  • Direct the Special Rapporteur on violence against women to study the link between traditional values that legitimize harmful practices and the violation of women's rights.

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* The above NGOs enjoy consultative status with the UN (ECOSOC)

CONFERENCE GENERALE DE L’UNESCO - 35E SESSION

Paris 6 - 23 octobre 2009

Intervention de la Fondation Marangopoulos pour les droits de l’homme (FMDH)

sur le sujet de l’éducation et de la formation aux droits de l’homme

Reconnaissant le rôle que l’UNESCO joue dans le domaine de l’éducation en général et dans celui de l’éducation aux droits de l’homme en particulier, la Fondation Marangopoulos pour les droits de l’homme (FMDH) souhaite exprimer quelques réflexions qui pourraient, nous semble-t-il, être utiles à une application effective du droit à l’éducation et à la formation aux droits de l’homme (DH). Ces réflexions pourraient être complémentaires aux règles concernant l’éducation et la formation aux DH, telles que celles contenues dans le très important avant-projet de Déclaration sur ce sujet élaboré par le Comité consultatif du Conseil des DH[1].

La FMDH souscrit à cet avant-projet pour ce qui est du principe que l’éducation aux DH doit être introduite dans tous les niveaux d’enseignement. Cependant, il nous semble utile de souligner que la méthode d’enseignement doit être différente à chaque niveau du système éducatif.

De manière générale, étant donné que le respect des DH est surtout une attitude de vie, les efforts dans le cadre de l’éducation devraient tendre à les faire assimiler par chaque personne dès la petite enfance.

Plus concrètement, dans l’éducation préscolaire et primaire l’accent devrait être mis sur le côté affectif. L’enfant doit s’habituer à se mettre à la place d’un autre enfant et ressentir le besoin d’éliminer la situation douloureuse de celui-ci par l’application d’un droit humain. Si cet exercice de se mettre à la place d’autrui devient une habitude qui est consolidée pendant les phases ultérieures de l’éducation, il aidera, tout au long de la vie, la personne qui a acquis cette habitude à ne pas prendre une position exclusivement ou principalement égocentrique dans les problèmes de la vie personnelle et sociale – ce qui engendre le manque de respect des DH d’autrui –.

Dans le cadre de l’enseignement secondaire l’aspect cognitif et logique est appelé à jouer un rôle plus important. Ainsi, l’intérêt de la société, le besoin de respecter une réglementation normative, etc. doivent être mis en avant.

Dans l’enseignement supérieur il faut renforcer l’approche scientifique selon la perspective de la sociologie, du droit (surtout du droit constitutionnel et du droit international), des sciences politiques etc. Cette approche vient étayer les effets positifs pour tous (l’individu, la société et l’Etat) résultant de l’application effective des DH comme système de principes et de règles.

Nous avons déjà mentionné que le noyau de la méthode qui peut contribuer au respect des DH consiste à s’habituer à se mettre à la place d’autrui. Cette méthode doit être appliquée dans tous les pays du monde et les exemples employés ne peuvent que varier en fonction des conditions socioculturelles, économiques, historiques, etc. de chacun. Par exemple, dans un pays où les discriminations à l’égard des femmes sont très intenses et graves il faut mettre en relief les souffrances causées justement par ces discriminations.

Il est logique que l’un des axes principaux de l’action de l’UNESCO en matière d’éducation et de formation aux DH consiste en la rédaction et la diffusion de manuels et d’outils d’enseignement et de formation destinés aux élèves et/ou aux enseignants à tous les niveaux d’enseignement. L’UNESCO a commencé depuis longtemps à s’atteler à cette tâche, en éditant des livres très utiles pour élèves et enseignants d’école et pour l’université[2].

Cette tâche implique aussi un effort systématique de traduction des publications reconnues pour leur qualité de la part de l’UNESCO ou d’ONG de différents Etats membres (en collaboration étroite avec les services compétents de l’UNESCO). D’autres organisations internationales ont aussi édité des ouvrages portant sur l’éducation aux DH. Pour sa part notre Fondation s’est déjà occupée de la traduction et de l’édition en grec de tels ouvrages[3], et a également organisé de nombreux séminaires en la matière.

La formation adéquate des enseignants des DH à chaque niveau d’enseignement est d’une importance primordiale[4]. Elle devrait comporter deux volets :

a) Etant donné que le maître et le professeur d’école sont des modèles vivants de comportement, leur formation devrait comprendre des règles de savoir faire et agir respectueuses des DH de leurs élèves. L’enseignant doit aussi inspirer à ces derniers le même respect tantenvers leurs enseignants qu’envers leurs camarades de classe.

b) Etant donné que la violence scolaire n’est pas un phénomène rare et qu’elle viole les DH des élèves (parfois même ceux du maître et du professeur d’école), à un degré parfois très grave, tous les enseignants des écoles mais surtout le directeur et l’enseignant chargé de l’éducation aux DH en collaboration avec le psychologue de l’école doivent être bien préparés à déceler chaque fois à temps les situations dangereuses et à y faire face.

Par ailleurs, la FMDH est de l’avis que, après la finalisation d’une Déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme, il faudrait envisager une convention internationale en la matière. Seuls son caractère contraignant et l’introduction d’un processus de contrôle aussi efficace que possible seraient à même de renforcer la garantie de la réalisation du droit à l’éducation et à la formation aux DH.

Enfin, nous tenons à mentionner l’ouvrage Human Rights Education in the School Systems of Europe, Central Asia and North America : A Compendium of Good Practice[5], à peine paru, coédité par le Conseil de l’Europe, l’OSCE/BIDDH, l’UNESCO et le Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies. Le Compendium of Good Practice,d’une part, montre la tendance actuelle de collaboration constructive entre organisations internationales en matière d’éducation aux DH, et d’autre part, il éclaire la pratique y relative et les solutions proposées en de nombreux endroits du globe.

 


[1] A/HRC/AC/3/CRP.4, Document de travail sur le projet de Déclaration sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme, présenté par M. Emmanuel Decaux, rapporteur du groupe de rédaction du Comité consultatif, voir Annexe 2 Avant-projet de Déclaration sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme présenté par le rapporteur du groupe de rédaction.

[2] Il faut mentionner l’excellent ouvrage de l’UNESCO adressé à des élèves de collège et de lycée de David Beetham, Kevin Boyle Democracy : 80 Questions and Answers, traduit en grec et édité par la FMDH, Editions « Hestia », Athènes, 1996, qui se distingue par sa simplicité, sa clarté et sa profondeur de pensée. Il convient aussi de citer, entre nombreuses autres publications de l’UNESCO en la matière, le manuel Tous les êtres humains… Manuel pour l’éducation aux droits de l’homme, Editions UNESCO, 1998.

[3]About the United Nations Teaching… Human Rights, publication des Nations Unies, traduit en grec et édité par la FMDH (accompagné d’une cassette vidéo), Athènes, 1992 ; Cheryl Law, Fight Now for Human Rights, publication du Conseil de l’Europe, traduit en grec et édité par la FMDH (accompagné aussi d’une cassette vidéo), Athènes, 1997 ; et David Beetham, Kevin Boyl, op. cit..

[4]D’ailleurs, lors de sa 12ème session le Conseil des DH a décidé que la deuxième phase du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme (2010-2014) sera axée sur l’enseignement supérieur et la formation aux droits de l’homme, voir Résolution du CDH A/HRC/RES/12/4, intitulée Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme, adoptée le 1er octobre 2009.

[5]Human Rights Education in the School Systems of Europe, Central Asia and North America : A Compendium of Good Practice, coédité par le Conseil de l’Europe, l’OSCE/BIDDH, l’UNESCO et le Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies ; le guide est disponible dans son intégralité en langue anglaise sur le site Internet : http://www.osce.org/odihr/item_11_40041.html